Kesaco Koikess

Koikess est le nom de code de mon projet de création d'entreprise. Il n'en est pour l'instant qu'au stade d'embryon. Ce blog est un fil rouge des démarches, des avancées, des obstacles. Novice et en solo dans cette aventure, la tenue de ce blog me permettra de recueillir conseils et coups de pouce mais aussi d'aiguiller ceux qui suivent le même parcours.

Love life.

Joanna

Jeudi 24 avril 2008

Alors que je ne croule pas sous le boulot mes journées sont bien remplies. Tour de magie avec gros nuage de fumée; le mystère s’éclaircit lorsque les vapeurs se dissipent. Premier coup de marteau : je quitte mon confort douillet et je me retrouve avec un accès contrarié à internet. Clou enfoncé lorsque je lis l’excellent article de Nicolas sur la semaine de 4h. Révélation !

 

Il est temps de faire des injections de zenox dans ma relation avec Hector. Hector est mon fidèle ordinateur qui subit ma relation maladive avec le net. Depuis je retrouve Hector comme au premier jour. Il est plus détendu, je lui souris.  



par Joanna publié dans : Fiche de lecture
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mercredi 23 avril 2008
Changement de cap matelots. On borde la grand voile de la Jeep (écologique !). Comme ça n’avance pas, on va tirer un bord. La distance est plus longue mais au moins on va avancer vers la destination.

Un mardi passé, je suis passée devant un jury de 10.

Fait très embêtant, mon antiperspirant était noyé. J’avais donc des auréoles sous les bras quand je due me tenir debout devant le jury d’admission de l’incubateur. Dans ces situations quelques peu gênantes, j’ai pris le parti d’accepter la nouvelle donnée et de m’en accommoder. Dans ce cas si, j’étais tellement décontenancée par le fait de présenter avec mon ordinateur de traviole en équilibre précaire sur une table et avec des slides qui partaient en avant puis en arrière sans que je puisse vraiment maitriser le phénomène, que les auréoles sont passées en second plan.

 

J’ai eu trois jours pour préparer mon passage. 5 à 7 slides pour qu’ils puissent juger de la pertinence de ma candidature. Ces trois jours ont été un pur bonheur. Mettre en ordre mes idées, leur donner une cohérence et ensuite les emballer dans un joli powerpoint. J’ai avancé rapidement, fait des choix qui trainaient depuis des mois tout en m’octroyant des moments de détente avec mes amis.

 

Mardi. 14h45. Avenue Trudaine. Je rentre. Le jury m’écoute, me questionne. Je sors. Je me dis que je peux comprendre les raisons du refus mais que j’ai passé un message qui me convient malgré mon coté miss catastrophe. Peu importe la décision, je suis contente de mon passage. Ils ont délibéré. J’entre à nouveau. On dirait que je suis sur le départ car j’ai remis mon manteau pour cacher mon pull. C’est le directeur de l’incubateur qui annonce la nouvelle. Il sait tenir un suspens. Il me félicite pour ma présentation mais me fait part des doutes du jury. Il me libère enfin : j’intègre début Juin l’incubateur d’Advancia.   

Alors est-ce que ce sera la Jeep commandée ?

Est-ce qu’elle sera pour moi le lieu d’éclosion de ma fibre entrepreneuriale ? Et si vous aussi vous cherchez un nid, je vous conseille cet article « Les meilleures écoles pour devenir entrepreneur »

Y a pas le feu:



 

 

 

par Joanna publié dans : Création d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (16)    recommander
Lundi 21 avril 2008

Cher Mr. Boo, les articles de ce blog ne sont compréhensibles que par moi. Je m’en excuse mais tout s’explique. Je vais essayer d’être claire.

 

Un jour de 96 ma vie a basculé.

 

Il y a des banlieues dont on parle beaucoup puis il y en a des plus calmes mais non moins tristes. Tristes d’apparence tout au moins. Des barres HLM et quelques maisons prises au piège. Des bandes de jeunes qui ont déjà été malmenés par la vie alors, entre nous, c’est à la vie à la mort. En tout cas c’est ce que l’on croit parce qu’il faut bien croire en quelque chose.

 

Caucriauville, banlieue du Havre, 1996.

 

J’étais connue dans la cité sous le joli pseudo de « miss créneaux ». Quand une centaine de fenêtres vous contemple, il y a forcement quelques paires d’yeux moqueurs.

 

Miss créneau voulait remplir sa journée d’extraordinaire, d’aventure ; elle se mit alors en route pour la piscine. Tu me diras, c’est bien banal. C’est parce que je n’ai pas mentionné un détail : Miss Créneau ne savait pas ou était la piscine. Comme MC est une femme, elle demande son chemin.

«Tout droit Mamzelle puis à gauche ».

Elle marche, tourne à gauche.

« Mais où est cette fichue piscine ? ».

MC redemande son chemin à l’autochtone.

"ah mais vous n’y êtes pas du tout, il faut prendre à gauche, puis à droite, là vous passez sous un pont…" (je vous passe les détails car Mr Boo n’aime pas les détails, il pense que c’est féminin et que ça nuit au discours).

 

Miss Créneau voulait barboter pas tâtonner ! Elle ne pouvait pas rentrer sans vivre l’aventure ! Elle entra donc dans le supermarché le plus proche. Rien de neuf au rayon laitage. Rayon bricolage. Tiens un cadre. C’est l’anniversaire de Chuy You bientôt. Je pourrais lui offrir un agrandissement de la photo noir et blanc que j’ai pris d’elle (moultes détails). Miss Créneau repose le cadre et sent l’aventure pointer son nez.

 

En effet, une atmosphère étrange règne dans le magasin. Elle se dirige vers les caisses, plus une caissière. Plus une caissière, plus un client et plus de lumière !

Comment ai-je pu juste en regardant un cadre être enfermée dans un supermarché sans entendre les appels, sans être vue, sans me rendre compte qu’on éteignait les lumières.

 

Cher M.Boo, mes articles sont incompréhensibles car ma vie est incompréhensible. Depuis ce jour de 96, des extraterrestres viennent me chatouiller la plante des pieds si mon style se limpidifie (le genre de mots qu’ils adorent). Oui Mr Boo, tu l’auras compris, depuis mon enlèvement en 96, mon lectorat est en majorité vert. Des petits hommes verts. D’ailleurs ils n’apparaissent pas dans les statistiques mais je sais de source sûre que ce blog est le plus lu chez les jeunes extra-terrestres de 123 à 342 ans et demi.

 

Souvenirs du grenier     

par Joanna publié dans : Note d'humeur
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Mercredi 16 avril 2008

Merci Véro. Comme tu le suggérais dans ton commentaire, la voie alternative se dessine.

 

Mon début de réponse : le lâcher prise avec la rétissance à entrer à nouveau dans une structure. Quand on a travaillé dans de grands groupes où la créativité, les voies alternatives de management, la prise en compte du monde dans lequel nous vivons doivent être étouffées, accepter à nouveau les compromis n’est pas évident.

 

Je viens de comprendre que l’on peut aussi trouver des structures avec une volonté plus proche de son éthique personnelle. Je suis allée au colloque durable/rentable (sans point d’interrogation s’il vous plait) organisé par Advancia. Non seulement les intervenants étaient de qualité mais le speech de clôture valait de l’or. M. Vidal, directeur d’Advancia, avec un verbe sûr et léger, a tourné autour de la micro et de la macroeconomie puis il a fait un détour par les pâturages du sud de la France avant de déposer quelques questions philosophiques dans l’air. Et nous, nous suivions. Nous avons vu l’usine, l’éthique, le vent, le mou, le flou, la responsabilité. Cerise sur le gateau ou maroual sur la tartine, il est revenu sur le discours du dirigeant d’Apple aux étudiants de Stanford. J’avais parlé en Aout de ce texte de Steve Job qui, quand je l’ai découvert alors que je travaillais encore pour Numico en Hollande, m’avait donné la chair de poule.

 

A la fin du colloque, je n’ai pas résisté au chant des petits fours. Discussion avec les étudiants, déplacement stratégique du sucré vers le salé, échange de cartes avec Rupert de Emerald vision,  découverte de l’incubateur avec Yannick Le Guern.

 

En quittant le bâtiment rutilant d’Advancia porte de Champéret, j’aurais juré avoir entendu un vrombissement de moteur !


Pub insolente cliquable:

 


par Joanna publié dans : Evènement
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Jeudi 3 avril 2008

« Un chasseur ne sachant pas chasser sans son chien n’est pas un bon chasseur. » Je n’avais pas de chien ça tombait bien. Une bonne paire de pieds, l’œil furtif, il n’en faut pas beaucoup plus pour partir à la recherche du Lieu.


La chasse commence avec une souris (bien plus efficace que le chien sur le net).

Voici un site qui recense tous les professionnels de l’immobilier commercial : le guide. Il faut appeler, rencontrer, relancer ; l’annonce par mailing ne marche pas.


Puis elle passe par:

- la liste des pieds d’immeuble gérés par les organismes publics

- les liquidations

- les bourses aux locaux des ECA

- les annonces de particuliers à particuliers


Ensuite elle consiste dans de la déambulation dans les rues de Paris en quête d’indices : locaux vides, affiches dans les vitrines, épiciers bavards. Pour les locaux vides, vous pouvez trouver le nom du propriétaire auprès du cadastre.

Comme dans toute situation, votre réseau peut être riche en opportunités. Dans mon cas, les réseaux d’anciens par Viadeo, Xing, Linkedin n’ont rien donné. Du coup j'ai solicité le réseau d'une star du web (sisi je pèse mes mots).


Une fois que vous avez repéré l’affaire, votre lasso doit déjà faire vrombir l’air car d’autres épreuves vous attendent.


Comme un goût d'autrefois:

 



par Joanna publié dans : Création d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Lundi 31 mars 2008

Quand vous êtes entrepreneur, fini les entretiens d’embauche, le recruteur qui vous scrute, vous évalue. Fini les réponses en bois sur vos qualités, vos défauts.

Enfin, je pensais que c’était fini. Mon entreprise à naître est bien plus redoutable. « Es-tu motivée ? » « Jusqu’où es-tu prête à aller ? ». Elle me teste. Fini le train de vie où l’on ne regarde pas l’addition, où les diners au resto ne sont que du plaisir. J’ai à nouveau 20 ans. Je cherche un job de serveuse au SMIC, j’achète mes billets sur Eurolines, je mange des pâtes au beurre.

 

Je pourrais me dire « aaaaaaaaaaaaaaaaaaah ». Heureusement la télé m’a fourni clé en main un Guru : François-Xavier Demaison. Comme moi il a travaillé à New-York, comme moi il a côtoyé des portefeuilles qui ont réussi, comme moi il a tout plaqué pour un rêve, comme moi son niveau de vie a brutalement chuté et il s’en est sorti  (comme moi ?).  

Ce blog je voulais le remplir d’infos pratiques, de tuyaux sans pareils mais la vie d’entrepreneur c’est aussi ça, comme des moments suspendus où on ne sait pas encore si un jour on pourra dire à un jeune accroche-toi parce que ça en vaut la peine.

 

Il y a longtemps, très longtemps, je passais le WE à Pan Mun Jon dans la base militaire entre la Corée du sud et la Corée du nord. Mon amie Emmanuelle et moi sommes allées promener son Berger Allemand.  Nous avons marché, marché, marché. Mes pieds étaient esquintés et , en bonne agnostique, j’expliquais donc à Dieu que je n’aurais jamais la force de rentrer jusqu’à la base. Nous sommes alors arrivées au milieu de champs où des coréens travaillaient la terre. Sur un chemin, la mitraillette au poing, un soldat américain a bondi hors de ses savates comme dans une vignette de Tintin chez les amerlocs. (ne pas chercher en librairie). Il a repris ses esprits et nous a hurlé dessus. Il a ensuite braillé dans son talkie-walkie et un quart d’heure plus tard, Dieu tenait ses promesses : une Jeep. Je n’ai pas tout compris mais nous étions a priori dans le noman’s land !

Je suis dans le noman’s land de l’entreprenariat : envoyez-moi  une Jeep !


Sans queue ni tête:


 

 

 

 

par Joanna publié dans : Création d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Mercredi 12 mars 2008

Quand on est un cavalier de grands chevaux, on est souvent raillé par ses congénères. On en fait trop. On dramatise. Peut-être y avait-il un parti pris dans le documentaire d’hier soir mais j’ai quand même des éperons qui m’ont poussés aux pattes.

Je ne me lancerai pas dans une diatribe bien que mes trippes me démangent et lancerai plutôt ce proverbe des indiens Kree du Canada qui résume bien l’affaire :

"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas"


Vous pouvez visionner le documentaire "Le monde selon Monsanto" là

Et soutenir l’association Kokopelli ici

Un peu de couleur sur notre béton:
IMGP2120.JPGIMGP3092.JPG
IMGP2125.JPGundefinedundefined

par Joanna publié dans : Note d'humeur
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Mardi 11 mars 2008
Un petit clin d'oeil à Julie, Damien, Tess&Fred, Violette, Laurence, Vincent, Dimitri...  et à tous ceux qui font évoluer le monde.

Merci à Christophe pour le lien.
par Joanna publié dans : Création d'entreprise
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Lundi 3 mars 2008
J’ai envie de hurler. Je crois que je vais descendre les escaliers, passer la porte, traverser la rue, la voie de bus, la piste cyclable, me planter au milieu du boulevard et … HURLER. Tout Paris s’arrêtera net, sidéré par ce cri d'effroi.

Rewind.

On fait des films, des chansons sur l’amour. Piaf voit la vie en rose, Brel devient l’ombre de son ombre. Et bien prenez tous les sentiments de l’émoi à l’effroi, condensez les et vous obtiendrez la tempête émotionnelle qu’il faut traverser pour mener à bien ce projet.

En quelques mois de recherche du local idéal, je suis d’abord tombée en amour avec un fond de commerce. Nous avons été séparés pour cause de petit bilan. Puis j’ai rencontré un local les pieds dans l’eau. Comme il appartient à la ville de Paris, j’ai fait le pied de grue à un meeting politique pour alpaguer le maire. « C’est un local technique, votre amour est impossible ».  Gros coup de blues. Je ravale mon chagrin et repart de plus belle en écoutant « do you believe in love after love ? ». Oui Cher, j’y crois et je rencontre 160 m² de bonheur dans le 2ème. C’est lui. J’enclenche la machine, le dossier PIE, le RDV à la banque, les devis, les papillons dans l’estomac… Et aujourd’hui l’agent immobilier m’apprend qu’un autre projet est sur les rangs. Comment peut-il me faire ça ? Ne suis-je qu’un business plan pour lui ? Je croyais que nous étions faits l’un pour l’autre !

Combien de temps mon petit cœur endolori va-t-il tenir ?

C'est le cirque!IMGP2616.JPGIMGP2620.JPGIMGP2661.JPGIMGP2655.JPGIMGP2651.JPG

par Joanna publié dans : Point route
ajouter un commentaire commentaires (16)    recommander
Dimanche 17 février 2008

Je suis passée par l’école publique, le privé. J’ai vécu à la ville et à la campagne, dans l’hémisphère sud et le nord. J’ai travaillé en PME, dans de gros groupes. J’ai vécu la réussite et l’échec.

 

Je pensais avoir roulé ma bosse, sondé le monde, m’être introspectée. A 32 ans, je ne pensais pas être arrivée au bout mais je ne m’attendais certainement pas à ce que la création d’entreprise me mette face à mes peurs. Je ne sais pas si j’arriverai au bout de ce projet parce que les obstacles sont bien réels mais j’ai fait un grand pas personnel. L’école de l’entreprenariat peut être pénible à vivre mais salutaire pour ceux qui cherchent à mieux se connaître et à avancer. A suivre...


Pour l'audimat: lingerie et mannequins en vitrine
undefinedIMGP2717.JPGIMGP2723.JPGIMGP2733.JPGIMGP2716.JPG

par Joanna publié dans : Note d'humeur
ajouter un commentaire commentaires (16)    recommander

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus